Un trio RAID-UP sur la 24ème édition du Raid EDHEC !

La 24ème édition du Raid EDHEC fût riche et fort en émotions.
J-1 > départ gare de Lyon (Paris) pour les Raid-Up accompagné de Jean-Hervé et Xavier pendant que Lionel est déjà arrivé sur Antibes en voiture avec nos VTT. Quelques minutes plus tard, à la voiture BAR, nous sommes déjà en train de déguster une bière puis 2, 3 ,4 … Oups, nous nous sommes laissés aller… Xavier en paye les conséquences les 2 jours de courses suivants…
Jour J, 26 équipes se présentent à l’EDHEC BUSINESS SCHOOL. Quelle organisation sérieuse ! Check control du matériel obligatoire (équipe + VTT, individuel) et pesé des sacs (13kg MAX) suivi d’un bon petit déjeuner. Ensuite, c’est parti pour 2h de car en destination du lieu de départ dans l’arrière-pays Niçois à St-André-les-Alpes.

Jour 1 :
Cette première journée sera équilibrée entre VTT et trail avec plus de 1837m de D+, 37k et plus de 5h00 de course..
Un départ groupé sera donné par le maire de Saint-André-les-alpes sur le pont de la ville. La 24ème édition du Raid EDHEC démarre (très) fort : le premier trail de l’événement consiste en une ascension du Serre Gros (CP1), soit presque 900m de D+ sur 7 km. Et oui, Xavier se fait déjà tracter par Jean-Hervé. La forte chaleur et les binouses du jour précédent font mal…
Il faut ensuite pousser jusqu’au Pic de Chamatte (CP2), à presque 2000m d’altitude, en empruntant la Crête, ce qui donnera lieu à des panoramas uniques sur le lac de Castillon en contrebas.
La partie VTT débute à la Colle Basse
(CP3) et se poursuit jusqu’à la fin de la journée.
Il s’agira ensuite de longer la Crêtes des Traverses jusqu’au col d’Annot (CP4).
Les plus en jambes peuvent se tester sur la piste menant au Puy de Rent à 2000m d’altitude (balise bonus faisant gagner 1h05, départ depuis CP4 possible jusqu’à 16h30), mais tous doivent redescendre dans la vallée jusqu’au village d’Annot où les attend un ravito, ce qui peut s’avérer technique par passage.
Nous décidons que cette balise bonus n’est pas rentable et nous la laissons : bien vu, les meilleurs n’ont gagné que 5 min.
Belle descente technique à VTT où l’on prend du plaisir. Lionel légèrement en retrait reste prudent. JH dans la roue de Xavier se prend au jeu et avoine. Malheureusement une erreur de pilotage fait qu’une pierre déchire le flanc de son pneu tubeless (il était neuf et avait déjà un trou sur le flanc bouché par le produit Notubes). Réparation avec une chambre et un morceau de paquet de café pour éviter l’hernie. Ca tient et on repart de plus belle. Les meilleurs nous dépassent dans les derniers singles : quelle technique ils ont !
Sur la route du CP5, les raideurs pourront profiter d’un arrêt chrono le long de la départementale. Ils devront cependant quitter la départementale avant 19h30 (barrière horaire).
Pour en finir avec cette première journée d’épreuves, il faut rallier l’arrivée sur la place centrale de Braux, située aux alentours de 1000m d’altitude. Cette dernière portion est comptabilisée dans le classement par point du Maillot Rouge.
Arrivée :

La mairie nous réserve un accueil tout particulier en nous offrant une sangria à l’arrivée ! Xavier a été très raisonnable :-) ! Discours du maire et d’Axel le mémorable speaker qui commence toujours par une chorégraphie de l’espace sur fond musical pêchu avant d’annoncer les résultats du jour.
Les derniers concurrents arriveront vers 22h00 dans la bonne humeur mais claqués.

Jour 2 :

Réveil en musique vers 5h45. Le départ de la deuxième journée (une équipe s’élance toutes les 30 secondes dans l’ordre du classement de la veille) est donné à VTT : au programme d’abord une montée sèche jusqu’au Col du Fa (CP1) avec 460m de D+, puis la descente vers Castellet-les-Sausses jusqu’au CP2 où les attendra un ravito.
A partir de là les VTT seront déposés pour une portion de trail dans les environs de Castellet-les-Sausses, passant notamment par l’Aiguille, qui surplombe le village de Daluis. Il sera possible d’aller chercher une balise bonus valorisée à 1h20, qui pourra être bipée jusqu’à 11h30.
Arrivés à Daluis (CP3), un arrêt chrono est déclenché jusqu’au prochain ravito situé sur un pont surplombant le Var un peu avant Daluis. Les raideurs récupèrent les vélos ; après avoir pris un peu de repos et franchit le Var, il s’agira de rouler jusqu’à Saint-Léger (CP4).
A partir de là démarre une portion de trail physique et stratégique ponctuée de balises bonus : B2 pourra être validée jusqu’à 15h15 et fera gagner 1h50, B3A et B3B sont à valider dans l’ordre voulu avant 14h45 et cette boucle constituée de 2 balises vaut 1h50 également.  B4 ferme à 14h30 et vaut 2h. Cette fois nous décidons de prendre (décision prise à la collégiale à la lecture des cartes le matin juste avant le départ ; à condition d’arriver à temps). Xavier n’était pas très en forme avant, mais accepte toujours d’y aller. On se rend vite compte qu’on ne va rien gagner vu notre allure et le relief. Il fait très chaud avec peu d’ombre et il est environ 14h00. Au final entre ce que B2 nous rapporte et le temps mis, on perd 30 min ! Et on y a laissé quelques plumes car il a fallu tracter Xavier.
Une fois les VTT récupérés à CP4, il faut se diriger vers CP5 situé à Le Bas Agnerc. En chemin au col de Saint-Léger, les raideurs rencontreront un ravitaillement. Après ce ravito bien mérité une longue montée nous fatigue encore. JH tracte à nouveau Xavier. Soulagement arrivé en haut, Xavier quand même lucide nous fait prendre le chemin le plus long mais le plus roulant : la descente est sur une large piste qui nous refroidit car le soleil a attendu qu’on descende pour passer derrière les nuages !
Le départ de l’épreuve de raft remplace le canoé-kayak (par manque d’eau) rallié en arrêt chrono, qui a lieu sur le Var au niveau du Pont de Gueydan ; la Crête de la Lette, à 1400m d’altitude, se dresse entre ces deux endroits. Le départ est facultatif et ne rapporte rien sauf du plaisir à JH qui le fait avec d’autres équipes pendant que Xavier et Lionel vont l’attendre patiemment au départ de la section suivante en haut de la citadelle d’Entrevaux.

Lorsqu’il les rejoint, ils sont bien reposés. Il s’agit d’une Course d’Orientation mémoire sur 3 niveaux avec une carte à chaque balise pour annoncer la suivante. Neuf balises sont à pointer. Xavier est méconnaissable : il vole de marche en marche ; il passe d’un niveau à l’autre en un éclair. Il prend du plaisir, enfin, en cette fin de journée. L’épreuve est bâchée en 10 minutes alors que la moyenne annoncée est de 15 min. Quelle place avons nous ?

Trajet tranquille jusqu’au bivouac d’arrivée puis lavage le long de la route dans une rigole. Enfin repas et dodo bien mérité.
En conclusion, cette journée fût extrêmement difficile aux vues des conditions météorologiques où un énorme soleil nous chauffait bien le casque. Xavier a été tracté sur la plupart des portions (VTT + Trail) avec un coup de chaleur et des envies de vomissements.
La CO mémoire de la citadelle a constitué la portion Maillot Rouge de la journée. A chaque balise se trouvait une carte indiquant la balise suivante, mais vous ne pouviez pas emporter la carte, il fallait mémoriser ! Xavier a donné à l’équipe une belle 5e place à cette épreuve mémo.
Au total de ce J2, 68.8km, 2755m D+ et 9h10 de course.


Jour 3 :

Ce troisième jour de raid est une étape reine de ce raid, décisive pour la course par sa position dans la semaine, sa longueur et ses choix stratégiques (seulement 4 balises obligatoires, plus 4 balises bonus).
Plus de 60km au programme, mais moins de D+ que pour les deux premières étapes et davantage de VTT.
Le départ est donné vers 5h du matin pour un trail de nuit jusqu’au Col de Rigaudon (CP1), comprenant des passages très raides, pour un total de 900m de D+. Sur cette portion sont comptabilisés les points pour le classement Maillot Rouge, qui sera donné à la fin du raid.
Les VTT sont récupérés dans le village de La Penne (CP2) après un petit crochet par les Rochers de la Colle sur Loup. Un premier ravitaillement les y attendra.
Sur la route de CP3 localisé à Roquestéron est proposé une balise bonus VTT B1, valorisée 50 minutes. Il faudra de toute façon franchir la crête s’étalant autour de la Cime de la Cacia. CP3 sera également pourvue d’un ravito.
En longeant la rivière de l’Esteron sur les hauteurs du mont Auvière puis en franchissant le Mont St-Michel, les équipes arrivent à CP4.
De là ils repartent en trail sur des bonus : la boucle B2 a et b s’étale de part et d’autre du Mont St-Michel (valorisation : 2h45, dernier départ autorisé depuis CP4 à 15h), B3 se trouve de l’autre côté de CP4 (valorisation 1h50, dernier départ depuis CP4 à 16h30).
On remarque donc le faible nombre de balises à aller chercher réparties sur une vaste zone centrée sur Roquestéron ; les choix d’orientation peuvent s’avérer cruciaux à ce niveau-là de la compétition. Un ultime trail attend les concurrents aux Ferres, et qui doit les mener au bivouac d’arrivée à Bouyon.
Cette journée et bien compliquée, 71.5km, 2908m D+ et 8h19 de course. Au bout de cette 3ème journée nous finissons 15e au classement général. Nous ne prenons aucune balise optionnelle, arrivons dans les premiers (mais sans bonus) et finissons vers 16h00. Nous profitons pour la première fois de massages et cette fois la douche se fait dans le lavoir de la commune.

Jour 4 :

Après trois journées éprouvantes, la quatrième semble plus abordable (un peu plus de 1000m de D+), mais elle est dominée par le trail (56% environ).

Une première portion de trail à flanc de montagne mènera de Bouyon à Bézaudun-les-Alpes (CP1), où s’effectue la transition VTT : la portion VTT sera courte mais technique.
Les raideurs déposent les VTT un peu avant le Mouton d’Anou (CP2), finissent la montée en trail et récupèrent ensuite les VTT. Ils redescendent vers la rivière de la Cagne puis montent vers le Col de Vence (CP3). L’arrivée au col est bien mérité car il faut emprunter un GR avec plein de cailloux qui obligent les raideur à pousser le VTT (portage sur 20min qui finit par énerver Jean-Hervé !). Enfin ils déposent les VTT et se restaurent (arrêt chrono) avant de repartir en trail.
Ils peuvent alors s’engager jusqu’à midi sur une boucle bonus B1 (validée si a, b, c et d sont pointées dans l’ordre) valorisée 1h15 ou rejoindre directement le Baou des Blancs (CP4).
Les raideurs doivent ensuite rallier le gué de Malvan (CP5) avec un passage obligatoire par une traversée de la départementale un peu au-dessus de CP4.
Deux boucles bonus sont proposées avant Notre-Dame des Fleurs (CP6) : ces boucles B2 et B3 rapporteront 1h50 et 1h30 respectivement. Elles ferment à 15h30.
Pour se démarquer, il faudra très probablement aller chercher un maximum de balises bonus, éparpillées dans le coin des Baous.
A l’issue de la journée, une épreuve d’adresse attend les participants entre 15h30 et 18h30 : il s’agit du biathlon. L’épreuve se termine par un sprint jusqu’à l’arrivée. Cette épreuve constitue la portion Maillot Rouge du jour.
J4 est moins difficile, 38.8km, 1580m D+ et 5h34 de course. Nous finissons 14e au général ; l’orientation a été bonne mais une crevaison nous a un peu retardé. Aucune tentative de balise bonus même si on y a réfléchit pendant l’arrêt chrono le midi.

Jour 5 :
La dernière étape du Raid EDHEC est traditionnellement plus légère que les précédentes, afin de pouvoir arriver relativement tôt sur Nice. Aujourd’hui le parcours totalisera une vingtaine de kilomètres et environ 300m de D+, avec du VTT, du trail, et du kayak de mer !
Si les deux villes ne sont guère distantes à vol d’oiseau, le parcours proposé pour cette dernière journée d’épreuves n’est pas rectiligne : il commence en VTT par une première montée jusqu’à la Colle Loubière (CP1), puis redescend et traverse le Loup jusqu’à la Grotte de la Chèvre d’Or (CP2).
Un arrêt chrono leur fera traverser Roquefort-Les-Pins où les attend un ravito (CP3). De là démarre un joli trail jusqu’à Biot (CP4). C’est pratiquement la fin de cette édition du Raid EDHEC une fois Villeneuve-Loubet franchie, marquant le début de l’arrêt chrono sur la piste cyclable de bord de mer ralliant Nice… Encore reste-t-il une épreuve de kayak de mer, donnée depuis le port de Nice, et la dernière montée, vous promet-on, jusqu’au village d’arrivée sur la place du Château de Nice.

Ce J5 comptabilise 19.5km + une bonne vingtaine de km VTT non chronométré, 603m D+ et 2h20 de course. Cette dernière a été la meilleure pour l’équipe Raid-Up, une orientation parfaite, une vitesse de course performante et une coupe à travers le bois qui évite un bon détour et nous amène à remporter cette étape en passant en 1er l’arrivée au château de Nice avec une acclamation extraordinaire de cette organisation plus que magnifique. Jean-Hervé en a les larmes aux yeux.


Sur cette 24ème édition du Raid EDHEC, nous finissons à la 13e place du podium. Notre performance était de plus en plus bonne au fil des jours. Nous terminons sur un coup de maître. Tout au long de ces 5 jours, nous comptabilisons environ 280km, 10 200m D+ et 30h41mn40s.
Le bilan est bon, d’un point de vue global, nous n’étions pas prêt physiquement mais l’organisation presque militaire de ces jeunes de 20-25 ans nous a fait oublier les difficultés de ce raid. Concernant les balises bonus, nous en avons fait qu’une seule lors de la 2ème journée.
L’année prochaine, si nous participons à la 25e édition, nous ferons un stage d’acclimatation aux Ménuires ☺.

Xavier M.

JH : Au final, une organisation bien rodée avec des membres à 200% pour nous ; une ambiance à la fois festive et sérieuse. Des ravitos bien garnis avec du sucré et du salé, des pâtes, des boissons variées (très important pour JH qui y passe toujours beaucoup de temps : normal pour pouvoir tracter :-). La chose principale à améliorer serait de mettre en place progressivement dans les années à venir 1 CO à pied par jour de 4 à 10 km sur carte IOF avec des difficultés variables pour les balises (les plus dur étant optionnelles). Je remercie Thierry au passage pour nous avoir fait découvrir il y a bien longtemps le BCAA. Maintenant que je sais qu’on peut en prendre pendant les longues épreuves j’ai pu doper mes coéquipiers et ils ont réussi à tenir le coup jusqu’au J5.

Lionel : Au départ de la première journée Xavier faisait un peu la moue, uniquement de la carte IGN au format A3 et plastifié en rigide, pas facile de tenir la carte, les mains sont déjà occupées à pousser sur les battons. Le manque d’orientation pure sera compensé par la difficulté du terrain et le choix des itinéraires et options. Merci à mes deux coéquipiers d'être parti calmement les deux premiers jours, Xavier lestant JH dans les montées ce qui m'a permis d’en garder pour les jours suivants.
A refaire avec une meilleure préparation physique en D+ et D- et un VTT au top, les pneus et les freins sont très sollicités.

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